Comment le Luxembourg se prépare au changement climatique

Matt Palmer, Unsplash
Le gouvernement luxembourgeois a publié les termes de l’accord « Climate Nexus » conclu entre l’État et l’Université du Luxembourg, qui couvre la période allant de 2025 à 2030. Le budget maximal du programme a été fixé à 15 millions d’euros ; toutefois, ce montant ne constitue qu’un plafond financier et non un engagement de dépenses immédiat. Les versements seront effectués par tranches annuelles à partir du Fonds climat et énergie, après approbation stricte par la commission compétente et vérification que les fonds ont bien été utilisés aux fins prévues. Afin de garantir la transparence, l’université s’est engagée à mettre en place un site web dédié, à publier les résultats de recherche en libre accès et à organiser régulièrement des conférences publiques.
Ce projet vise à préparer le pays de manière globale aux conséquences du changement climatique et s’articule autour de six axes principaux : la préparation sociale, institutionnelle, technologique, internationale et universitaire, ainsi qu’une approche interdisciplinaire. Comme l’ont expliqué Serge Wilmes, ministre de l’Environnement, du Climat et de la Biodiversité, et Stéphanie Obertin, ministre de la Recherche et de l’Enseignement supérieur, le budget a été établi conjointement et comprend des dépenses justifiées en matière de personnel, d’équipement, de déplacements professionnels et de sous-traitance. Toutefois, l’organisation de campagnes d’information et d’événements visant à promouvoir la science a été confiée à l’université sans appel d’offres, ces missions étant indissociables de ses activités de recherche et de ses objectifs pédagogiques statutaires.
Contrairement aux accords habituels dans le domaine de la recherche scientifique, cet accord ne contient pas d’indicateurs prédéfinis, mais prévoit la création d’un comité de suivi spécifique. Cet organe est chargé d’approuver les plans de projet assortis d’objectifs précis, de suivre les résultats et de valider les modifications budgétaires.
Par ailleurs, les responsables se sont exprimés sur la situation relative à un éventuel conflit d’intérêts, qui avait été mise en évidence par des députés. Il est apparu que le fonctionnaire chargé de superviser la préparation du document travaillait sur sa thèse de doctorat à l’Université du Luxembourg jusqu’en décembre 2025. Les représentants des ministères ont souligné que ces travaux universitaires revêtaient un caractère exclusivement privé, ne relevaient pas du champ d’application de la convention et ne bénéficiaient d’aucun financement ni d’aucune ressource provenant de celle-ci. Aucune déclaration formelle de conflit d’intérêts n’ayant été faite, aucune mesure anticorruption supplémentaire, au-delà des règles habituelles applicables aux fonctionnaires, n’a été appliquée.





