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À l'approche de la rentrée scolaire, les étudiants luxembourgeois ont été confrontés à une grave pénurie de logements

Dernière mise à jour
19.08.26
Students in Luxembourg

Kateryna Hliznitsova, Unsplash

Le principal problème auquel sont confrontés les étudiants à l’approche de la nouvelle année universitaire reste la pénurie de logements abordables. Mattis Noël, président de l’Association des clubs étudiants du Luxembourg (ACEL), souligne que la cause profonde ne réside pas dans le niveau élevé des loyers, mais dans une pénurie physique de l’offre. L'augmentation du parc de résidences universitaires pourrait renforcer la concurrence et faire baisser naturellement les prix sur le marché. Il convient de noter que seuls 11 % des étudiants luxembourgeois restent dans leur pays d'origine pour étudier, soit environ 4 200 personnes. La grande majorité, soit 89 %, part à l’étranger, principalement en Allemagne (4 400) et en Belgique (3 080).

Parallèlement, la réforme de l'aide financière mise en place en juin a apporté un certain nombre de changements positifs. Le gouvernement a augmenté les bourses de mobilité, instauré un remboursement partiel des examens de langue et approuvé l'indexation des versements tous les six mois. Le taux d’intérêt des prêts étudiants a été ramené de 2 % à 1,8 %, et les diplômés peuvent désormais compter sur une prime financière à la fin de leurs études. Bien que l’association soutienne globalement ces mesures, elle insiste pour que le système soit encore amélioré. Des critiques ont notamment été formulées à l’encontre de la règle actuelle qui prive les étudiants d’une bourse de mobilité s’ils vivent et étudient dans le même pays. Par ailleurs, les étudiants de troisième cycle ont été exclus de la législation principale relative aux bourses d’études, au profit d’un financement ciblé plus large destiné à leurs projets de recherche.

En revanche, les préoccupations soulevées par le Parti vert (déi gréng) concernant la détérioration des conditions de vie des étudiants qui concilient études et travail n’ont pas recueilli un large soutien parmi les représentants étudiants. En vertu des nouvelles règles, pour conserver leur bourse de l'État, ces étudiants ne doivent pas gagner plus de 80 % du salaire minimum. Cependant, Mattis Noël souligne que ce groupe d'étudiants dépend moins des bourses et conserve, en tout état de cause, le droit de bénéficier de prêts étudiants.

Un problème bien plus grave réside dans le cadre réglementaire régissant les stages. Si l’obligation de rémunérer les stagiaires constitue une avancée positive, elle rend en pratique plus difficile la recherche d’opportunités de stage, car les employeurs ne connaissent pas les détails de la législation. L’Association a mis en évidence des contradictions directes entre le Code du travail et le Code de la sécurité sociale, un problème dont le ministre du Travail, Marc Spautz, et la ministre de la Santé, Martine Deprez, ont déjà été informés. Cependant, une récente révision du cadre réglementaire par le gouvernement n’a pas permis de résoudre ces conflits juridiques, laissant les employeurs et les étudiants dans une situation d’incertitude juridique.

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Dernière mise à jour
19.08.26

Les sources des photos utilisées: Kateryna Hliznitsova, Unsplash

Auteurs: Alex Mort