Au Luxembourg, le sous-sol d'un des bars a été fermé.

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Les pertes humaines causées par l'incendie de Crans-Montana ont été un signal d'alarme pour les autorités luxembourgeoises. Lors de la première réunion du conseil municipal, le 5 janvier 2026, cette tragédie a été l'un des principaux sujets de discussion, selon la bourgmestre de la capitale, Lydie Polfer. Selon elle, l'incident survenu en Suisse a été pris « très au sérieux » et a incité à accorder une attention particulière aux questions de sécurité incendie dans les établissements de restauration publics.
Une attention particulière a été accordée aux bars disposant de locaux en sous-sol qui, comme le soulignent les autorités municipales, présentent un risque accru en cas d'incendie ou d'évacuation. En conséquence, les neuf bars de la capitale disposant de locaux en sous-sol ont fait l'objet d'une inspection approfondie. Les inspections ont été menées non seulement par les services municipaux, mais aussi avec la participation de l'Inspection du travail et des mines, des services d'urgence du CGDIS et de la police.
À la suite des inspections, l'un des bars a été contraint de fermer son sous-sol, car les issues de secours ne répondaient pas aux exigences établies. Le maire a refusé de préciser de quel établissement il s'agissait, indiquant seulement que la ville n'avait jamais délivré de permis pour que le sous-sol soit utilisé à cette fin. Dans le même temps, M. Polfer a rappelé qu'après l'obtention d'une licence, la responsabilité du strict respect de toutes les conditions incombe aux propriétaires d'entreprises.
La capitale souligne que des inspections des bars et des clubs sont effectuées régulièrement, en particulier lorsque les établissements demandent l'autorisation d'organiser des « nuits blanches » avec des heures d'ouverture prolongées. Dans ce cas, les issues de secours, l'emplacement des extincteurs et d'autres éléments de sécurité sont réévalués. Les locaux en sous-sol sont soumis à des restrictions particulièrement strictes : dans la plupart des cas, ils ne peuvent accueillir plus de 50 personnes à la fois, et aucun établissement de la capitale n'est autorisé à accueillir plus de 100 visiteurs en sous-sol.





