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Luxtoday

La chenille du chêne a envahi les parcs de la capitale

Dernière mise à jour
01.07.26
Oak caterpillars in Luxembourg

© Futura Sciences/RTL

Au cours des deux derniers mois, les autorités luxembourgeoises ont retiré environ 180 nids de chenilles processionnaires du chêne des arbres. Selon Jimmy Gales, du service municipal des parcs, ce chiffre est plusieurs fois supérieur à celui de l’année dernière, où moins de 25 nids avaient été retirés. Cette prolifération rapide des insectes est directement liée aux températures printanières élevées, qui ont créé des conditions idéales pour leur propagation. C’est dans la région de Cessange que la plus forte concentration a été enregistrée : 54 nids ont déjà été retirés des chênes, et une vingtaine d’autres attendent encore d’être éliminés.

Dans le même temps, le pic de la menace pour la population commence progressivement à s'atténuer. La chenille processionnaire du chêne ne présente un danger qu’au cours de son troisième stade larvaire, qui se situe entre mai et juin. C’est à ce moment-là que les chenilles se recouvrent de poils protecteurs contenant une toxine qui provoque une réaction similaire à une piqûre d’ortie. Ces poils microscopiques peuvent déclencher de graves réactions allergiques tant chez l’homme que chez les animaux. La situation est aggravée par le fait que ces poils sont facilement transportés par le vent et peuvent pénétrer dans les voies respiratoires ou les yeux. En cas de contact, les experts recommandent de rincer immédiatement la zone cutanée touchée ou de prendre une douche. Entre fin juillet et début août, les insectes entreront dans le stade nymphal, après quoi ils émergeront sous forme de papillons.

Jusqu’à ce que cette période de danger soit définitivement passée, Jimmy Gales invite le public à faire preuve de prudence et à se tenir à distance des arbres abritant des colonies d’insectes. Vous ne devez en aucun cas tenter de retirer les nids vous-même : si vous en repérez un, vous devez immédiatement en informer les autorités locales, qui se chargeront de le retirer dans les plus brefs délais.

Compte tenu du réchauffement climatique et de la hausse prévue des températures estivales, les autorités luxembourgeoises s’attendent à ce que le nombre d’arbres infestés continue d’augmenter dans les années à venir. Les autorités municipales mènent actuellement des consultations actives avec les communes voisines afin de mettre au point des mesures de lutte communes. À titre préventif, des nichoirs supplémentaires destinés aux mésanges sont installés localement, car celles-ci comptent parmi les rares espèces d’oiseaux qui se nourrissent de ces chenilles. Parallèlement, les agences environnementales envisagent la possibilité de remplacer les essences d’arbres urbaines courantes par des variétés de chênes naturellement résistantes à l’infestation par les chenilles du ver à soie.

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Dernière mise à jour
01.07.26

Les sources des photos utilisées: © Futura Sciences/RTL

Auteurs: Alex Mort