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Luxtoday

La question de la météo a suscité un débat animé au Parlement

Dernière mise à jour
09.07.26
Fred Keup in Luxembourg

© Flickr / Chambre des Députés

Le Parlement luxembourgeois a tenu une séance consacrée à la préparation du pays face aux futures vagues de chaleur. Malgré un consensus général parmi les représentants de la plupart des partis quant à la gravité de la question, le débat s'est envenimé à la suite des déclarations du président du groupe parlementaire de l'ADR. 

Fred Keup a été le seul intervenant à ne pas considérer ces températures élevées comme un sujet d'inquiétude, soulignant que les générations précédentes auraient accueilli favorablement une telle hausse des températures. Dans le même temps, l'homme politique a souligné que la hausse locale des températures avait une cause précise : la part des terrains urbanisés dans le pays est passée de 5 % en 1990 à 12 % aujourd'hui. Selon lui, le principal facteur à l'origine de ces changements est la croissance démographique.

En réponse à ces déclarations, Djuna Bernard, du Parti vert (déi Gréng), qui avait lancé le débat, a vivement critiqué l’approche de son adversaire. Elle a expliqué que la discussion visait à protéger les membres les plus vulnérables de la société, qui avaient beaucoup souffert ces dernières semaines au sein des institutions publiques. Mme Bernard a appelé à l'élaboration de plans de protection contre la chaleur faciles à comprendre pour chaque établissement public et a souligné que l'installation de systèmes de climatisation faisait partie de la solution au problème.

De leur côté, les autres députés ont mis l’accent sur des groupes à risque spécifiques et sur les lacunes des infrastructures. Marc Baum, représentant du Parti de la Gauche (déi Lénk), a attiré l’attention sur les conditions de travail difficiles auxquelles sont confrontés les ouvriers contraints de travailler en plein air pour poser du bitume ou construire des bâtiments, sans aucune possibilité de trouver de l’ombre. De son côté, Marc Goergen, du Parti pirate, a souligné les occasions manquées par l’État, rappelant que dès 2020, la majorité parlementaire avait rejeté sa proposition d’organiser une campagne estivale d’aide aux sans-abri, sur le modèle de la campagne hivernale. Comme mesure immédiate au niveau des collectivités locales, il a proposé d’ouvrir les centres culturels inoccupés à ceux qui cherchent à se mettre à l’abri des températures extrêmes.

Ricardo Marques, porte-parole du CSV, a souligné que le changement climatique progressait plus rapidement que ne le permettent les infrastructures de l’État de s’y adapter. Il a également averti que cet été pourrait s’avérer plus frais que les étés à venir. Mandy Minella, du DP, a attiré l’attention sur les personnes âgées, suggérant que le ministère des Affaires familiales devrait agir plus rapidement — par exemple, en mettant en place un système de visites régulières auprès des personnes vivant seules.

À l’issue du débat, la présidente du groupe parlementaire du LSAP, Taina Bofferding (Taina Bofferding), a exprimé ses doutes quant à la prise en compte suffisante de la situation par le gouvernement, étant donné que la cellule nationale de gestion de crise n’avait jamais été convoquée et que la coordination s’était limitée au niveau des fonctionnaires. Néanmoins, la ministre de la Santé, Martine Deprez, a déclaré que la chaîne d'approvisionnement du pays n'avait à aucun moment été menacée. Elle a qualifié la récente vague de chaleur de « test de résistance » plutôt que de « catastrophe ».

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Dernière mise à jour
09.07.26

Les sources des photos utilisées: © Flickr / Chambre des députés

Auteurs: Alex Mort