facebook
Luxtoday

Luke Frieden : « La véritable crise est encore à venir »

Dernière mise à jour
29.04.26
Luc Frieden, Prime minister of Luxembourg

Source: Luc Frieden Facebook page

Lors des débats parlementaires qui se sont tenus mardi, le Premier ministre Luc Frieden a défendu sa position prudente à la veille des prochaines négociations « tripartites » entre le gouvernement, les syndicats et les employeurs. Le Premier ministre a confirmé le calendrier des réunions : des consultations séparées avec les partenaires sociaux auront lieu le 6 mai, et une réunion élargie réunissant des experts du secteur de l’énergie et des spécialistes de l’Institut national de statistique et de recherche économique (Statec) se tiendra le 12 mai. La phase principale des négociations est prévue pour début juin.

Malgré les appels répétés des députés demandant que l'ordre du jour soit clarifié, le Premier ministre a refusé de donner des réponses précises. Sam Tanson, député du Parti vert (déi gréng), a cherché à savoir si les discussions se limiteraient à la hausse des prix de l’énergie ou si elles porteraient également sur les questions du logement, du chômage et de la pauvreté. M. Frieden a rétorqué que fixer un ordre du jour rigide avant les consultations avec les partenaires serait contre-productif. Il a cité le contexte géopolitique, en particulier le conflit en Iran et ses conséquences, comme principal élément déclencheur de la convocation des pourparlers.

Dans le même temps, le Premier ministre a essuyé de vives critiques quant aux motivations qui ont présidé à cette décision. Georges Engel, député du LSAP, a déclaré que la décision de convoquer l'Assemblée n'était pas motivée par les convictions de Friden, mais par la pression croissante exercée par l'opposition et même par certains ministres au sein du gouvernement lui-même. Carole Hartmann, chef du groupe parlementaire du Parti démocratique (DP), membre de la coalition, n’a pas nié que des ministres de son parti avaient effectivement exhorté le Premier ministre à prendre cette mesure.

Répondant à une question des socialistes sur la situation actuelle, Luc Frieden a souligné que « la véritable crise pourrait bien être encore à venir ». Cette prévision fait écho aux inquiétudes des dirigeants d’autres pays européens. Le Premier ministre a mis en garde contre un risque de pénurie importante, notamment dans le secteur des produits pétroliers, si le détroit d’Ormuz devait rester fermé pendant une période prolongée. Selon lui, le pays doit se préparer à tous les scénarios possibles.

Si la plupart des partis ont reconnu la nécessité d’un dialogue, l’ADR, représentée par Fred Keup, s’est opposée à toute négociation à ce stade. Au lieu de discussions, le parti a exigé une réduction immédiate de la taxe sur les carburants de 10 centimes par litre. Laurent Zeimet, représentant le CSV, a toutefois soutenu l’approche du Premier ministre, qui consiste à se préparer minutieusement à d’éventuels bouleversements.

Signaler une erreur
Dernière mise à jour
29.04.26

Les sources des photos utilisées: La page Facebook de Luc Frieden

Auteurs: Alex Mort