Le ministère luxembourgeois de la Santé a répondu aux plaintes des médecins

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La ministre de la Santé, Martine Deprez, a catégoriquement rejeté les accusations d’hypocrisie et de réticence au dialogue formulées par Chris Roller, président de l’Association luxembourgeoise des médecins et dentistes (AMMD). La ministre avait auparavant été critiquée pour l’inefficacité présumée des groupes d’experts mis en place en janvier afin de réformer le système des soins d’urgence, de réduire les délais d’attente pour les consultations et d’améliorer l’accès aux services de santé. En réponse, Mme Deprez a souligné la nécessité de faire la distinction entre le travail de ces groupes consultatifs et le processus de conclusion d'un accord direct entre les professionnels de santé et la Caisse nationale de santé (CNS).
À la suite de l’expiration de la convention précédente entre les médecins et la caisse d’assurance maladie, le gouvernement a été contraint d’intégrer ses principales dispositions dans les règlements du Grand-Duc. Selon la ministre, la conclusion d’une nouvelle convention globale reste un objectif prioritaire pour les autorités. Une convention permet en effet d’apporter rapidement des modifications en cas de litiges entre les médecins et la caisse d’assurance maladie, alors que la modification de la réglementation nationale nécessite un long processus législatif. Par ailleurs, Mme Dépré a rassuré les patients en précisant que rien ne changerait pour eux, puisque toutes les dispositions obligatoires et tous les mécanismes de remboursement des frais de soins avaient été intégrés dans leur intégralité dans le nouveau document.
Par ailleurs, le ministre est revenu sur les préoccupations soulevées par le LSAP, qui avait regretté le maintien des tarifs plus élevés pour les soins hospitaliers de première classe. M. Depre a expliqué que la priorité actuelle était de codifier les règles existantes, plutôt que de réviser des modalités financières spécifiques, ajoutant que ce débat durait depuis de nombreuses années. Malgré les déclarations pessimistes des dirigeants de l’AMMD quant à l’impossibilité de conclure un nouvel accord, le ministre de la Santé reste optimiste et souligne que le Code de la sécurité sociale oblige explicitement les prestataires de soins de santé à négocier avec le CNS.





