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Les députés luxembourgeois exigent une réponse du ministère de l'Intérieur

Dernière mise à jour
18.08.26
Smoke air pollution in Luxembourg

Getty Images

Des députés, dont des représentants du CSV, ont demandé au ministère de l’Intérieur de s’expliquer sur la rapidité avec laquelle le public a été informé des conséquences des incendies de forêt dans la région belge des Hautes Fagnes. Ces critiques font suite à la première alerte envoyée via le système LU-Alert dimanche, peu avant 15 h. Le message se contentait de mentionner la présence d’une « odeur désagréable » dans l’air, sans donner le moindre conseil sur la manière de se protéger de la fumée. Ce n’est que vers 20 h, à l’issue d’une réunion de la cellule de crise interinstitutionnelle, que les habitants ont été invités à fermer leurs fenêtres et leurs portes par mesure de précaution, alors que certaines collectivités locales et certains services météorologiques avaient émis des recommandations similaires bien plus tôt.

En réponse à ces critiques, Alain Becker, directeur général de la Sécurité civile au ministère de l’Intérieur, a expliqué que l’objectif initial était d’informer le public sans semer la panique. Selon lui, au moment où la première alerte a été lancée, il n'y avait pas de danger immédiat pour la population. Le responsable a reconnu que les instances gouvernementales sont parfois accusées de tarder à agir, mais a souligné la nécessité d'une évaluation approfondie de la situation avant de prendre des décisions officielles, car celles-ci ont des conséquences sociales considérables.

Néanmoins, lundi matin, une commission interministérielle a confirmé que la limite journalière de particules en suspension dans l’air avait été dépassée sur l’ensemble du Grand-Duché. En conséquence, le Haut-Commissaire à la protection civile, Guy Bley, a prolongé les recommandations invitant à garder les fenêtres fermées et à limiter le temps passé à l’extérieur, en particulier pour les groupes vulnérables. Par ailleurs, la ministre de la Santé, Martine Deprez, a indiqué qu’aucune augmentation du nombre de patients souffrant de troubles respiratoires se présentant aux services d’urgence n’avait été signalée. Selon les prévisions officielles, les concentrations de polluants devraient baisser d’ici mardi.

À l'heure actuelle, la situation environnementale ne représente pas une menace grave pour la santé. Le Dr Gil Wirtz, chef du service de pneumologie du CHL, a déclaré que la pollution pouvait provoquer des symptômes légers, tels que des picotements aux yeux ou un mal de gorge, mais qu'elle n'entraînerait pas de lésions pulmonaires à long terme. Le risque de difficultés respiratoires concerne principalement les patients atteints de maladies chroniques, et ces risques ne sont susceptibles d'augmenter que si des concentrations élevées de fumée persistent pendant une période prolongée.

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18.08.26

Les sources des photos utilisées: Getty Images

Auteurs: Alex Mort