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Un neuroscientifique luxembourgeois a réalisé une percée dans l'étude de la maladie d'Alzheimer

Dernière mise à jour
31.03.26
New Alzheimer research in Luxembourg

CDC, Unsplash

Michael Heneka, neuroscientifique et directeur du Centre luxembourgeois de biomédecine systémique (LCSB) à l’Université du Luxembourg, s’est vu décerner le Grand Prix européen par la Fondation pour la recherche sur la maladie d’Alzheimer. Ses travaux de longue haleine sur la neuroinflammation sont en train de bouleverser la compréhension scientifique de l’étiologie de la maladie. Les recherches de M. Heneka déplacent l’attention de l’accumulation des protéines amyloïdes vers l’interaction entre le système nerveux et les cellules immunitaires du cerveau.

Le scientifique souligne que la maladie d’Alzheimer ne se limite pas à des processus se déroulant au sein des cellules nerveuses. Le système immunitaire du cerveau joue un rôle actif dans la progression de la maladie en réagissant aux signaux de danger. L’équipe de Heneki a réussi à identifier une voie de signalisation spécifique responsable de ces réactions inflammatoires. Sur la base de cette découverte, des essais cliniques préliminaires ont déjà été lancés pour des médicaments capables de bloquer cette voie et, par conséquent, de ralentir le développement des processus destructeurs.

L'une des conclusions les plus importantes de cette étude est que la maladie commence à se développer au cours d'une « phase cliniquement silencieuse », plusieurs décennies avant l'apparition des premiers symptômes, souvent entre 30 et 40 ans. Heneka estime qu'une intervention à ce stade précis pourrait avoir un impact significatif sur l'évolution de la maladie. De plus, le scientifique met en évidence un lien direct entre les infections graves (telles que la pneumonie) ou les interventions chirurgicales et l'apparition ultérieure de troubles cognitifs chez les personnes âgées.

Outre les facteurs génétiques, le mode de vie et l'environnement influencent également le risque de développer la maladie d'Alzheimer. L'expert cite la pollution atmosphérique, le diabète, le tabagisme et la consommation excessive d'alcool comme principaux facteurs de risque. Parallèlement, une activité physique régulière, le contrôle du taux de cholestérol, une alimentation équilibrée et la stimulation sociale restent des moyens efficaces de préserver la santé cognitive et de prévenir le déclin mental.

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Dernière mise à jour
31.03.26

Les sources des photos utilisées: CDC, Unsplash

Auteurs: Alex Mort