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Pour l'instant, l'égalité entre les sexes n'existe que sur le papier

Dernière mise à jour
07.07.26
Gender equality in Luxembourg and EU

Pea, Unsplash

Au Luxembourg, les femmes restent sous-représentées dans plusieurs secteurs économiques. Selon le rapport 2025 de l’Observatoire de l’égalité entre les genres, elles sont plus susceptibles de travailler à temps partiel, d’assumer la responsabilité principale des tâches ménagères et, en moyenne, de percevoir des salaires et des retraites inférieurs à ceux des hommes. Yuriko Backes, ministre de l’Égalité et de la Diversité, constate néanmoins des progrès significatifs dans ce domaine. 

Au cours de la dernière décennie, le Luxembourg a gagné 10 places dans le classement de l’Institut européen pour l’égalité entre les hommes et les femmes, réduisant ainsi considérablement l’écart entre les taux d’emploi des hommes et des femmes. Cette tendance positive s’explique par une augmentation du nombre de femmes accédant à un emploi à temps plein et par une hausse du nombre d’hommes prenant un congé parental.

Le document accorde une attention particulière aux inégalités financières. Si l'on prend en compte le salaire horaire, les femmes au Luxembourg gagnent légèrement plus que les hommes, ce qui s'explique en partie par la forte proportion de femmes employées dans un secteur public très développé. Toutefois, lorsque l'on tient compte des salaires annuels et des primes, les hommes continuent de gagner davantage pour un travail équivalent. L'écart entre les retraites reste également un problème important : bien que cet écart se réduise progressivement à mesure que davantage de femmes intègrent le marché du travail, le Luxembourg reste à la traîne par rapport à la plupart des pays européens à cet égard.

C’est l’enquête sur les stéréotypes de genre qui a révélé les résultats les plus surprenants. L’étude a montré que 46 % des hommes considèrent qu’il est acceptable de contrôler les finances de leur partenaire. Il est à noter que 26 % des femmes interrogées partageaient également cet avis. Parallèlement à ces attitudes sociales persistantes, le rapport met en évidence une tendance alarmante en matière de violence domestique. Par rapport à l’année précédente, le nombre d’interventions policières liées à des conflits domestiques a augmenté de 10 %. Au cours de l’année 2025, environ 6 000 victimes ont sollicité l’aide de services d’accompagnement spécialisés.

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Dernière mise à jour
07.07.26

Les sources des photos utilisées: Pea, Unsplash

Auteurs: Alex Mort