Une nouvelle hausse des prix des carburants est attendue au Luxembourg

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Les ministères luxembourgeois ont confirmé que de nouvelles hausses des prix des carburants à la pompe étaient inévitables en raison de l’évolution des marchés mondiaux. Malgré une légère baisse des prix de l’essence au cours du week-end, les prix pratiqués dans les stations-service du pays restent à des niveaux records, alimentés par la hausse des prix du diesel et celle du prix du Brent, qui a atteint 109 dollars le baril. Les services gouvernementaux concernés soulignent qu’en raison de l’évolution rapide de la situation au Moyen-Orient, il est actuellement impossible d’établir des prévisions à long terme concernant l’évolution des prix.
Au Luxembourg, le prix de base quotidien des carburants est calculé par le ministère de l'Économie sur la base des cotations fournies par l'agence indépendante de cotation Argus. La cotation européenne « Gasoil diesel 10 ppm German Rotterdam fob barge prompt » sert à calculer le coût du diesel et du fioul, tandis que les cotations Eurobob sont utilisées pour l'essence. Le terme « barge prompt » fait référence à des conditions commerciales selon lesquelles les marchandises sont chargées sur un navire dès que possible, tandis que l’abréviation « fob » (free on board) désigne une vente hors frais de livraison. Par ailleurs, le taux de change entre l’euro et le dollar américain reste un facteur clé influençant les prix de détail, car les règlements internationaux s’effectuent en dollars américains.
Le prix final du carburant pour les consommateurs comprend également une TVA de 17 % et des droits d'accise fixes de 0,53 € par litre d'essence et de 0,42 € par litre de diesel. Les taux d’imposition et d’accises au Luxembourg sont délibérément maintenus à un niveau inférieur à celui des pays voisins, dans le cadre d’une politique visant à encourager le « tourisme à la pompe » afin de renforcer les recettes de l’État. Parallèlement, une subvention de l’État de 0,05 euro par litre, approuvée lors de réunions tripartites, reste en vigueur dans le pays jusqu’à la fin de l’année.
Toutefois, Lex Delles, ministre de l’Économie et de l’Énergie, a souligné que la capacité de l’État à maîtriser les prix était limitée. La situation actuelle remet en cause le scénario pessimiste précédemment établi par STATEC, qui prévoyait que la crise prendrait fin à l'automne ; en conséquence, une nouvelle réunion tripartite est prévue en octobre afin de réexaminer les prévisions macroéconomiques.





