Le Luxembourg a décidé de ne pas investir dans les géants de l'aviation

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Le gouvernement luxembourgeois a officiellement confirmé qu'il n'existait aucun lien financier entre le Fonds de pension de l'État et les grands groupes aérospatiaux. En réponse à une question parlementaire posée par le député Marc Goergen, la ministre de la Santé et de la Sécurité sociale, Martine Deprez, a déclaré que le fonds et sa structure d'investissement ne détenaient aucun investissement, ni direct ni indirect, dans Airbus et Boeing. À l'exception des fonds spécialisés dans l'immobilier et les infrastructures, cet organisme public n'utilise pas d'instruments d'investissement intermédiaires, préférant détenir directement des actions ou des obligations de sociétés cotées en bourse.
Cette demande fait suite aux inquiétudes exprimées par des députés, qui craignaient que l'épargne-retraite ne soit détournée vers le financement de la production d'armement par l'intermédiaire de filiales de grandes entreprises, notamment SpaceX, Airbus et Boeing. Les investissements dans ces deux dernières sociétés étant strictement interdits par le règlement du fonds, il est techniquement impossible de détourner des fonds publics vers leurs divisions militaires. Par ailleurs, la ministre a refusé de s’exprimer sur les éventuels projets de Luxair visant à acquérir de nouveaux appareils auprès du constructeur américain, bien que Boeing figure sur la liste noire des investissements. Martine Deprez a déclaré que le gouvernement ne pouvait pas se prononcer sur les projets d’acquisition menés par des entreprises privées.
Afin de veiller au respect des normes éthiques, la Fondation fait appel à un cabinet externe spécialisé pour procéder à un examen approfondi de l’ensemble de son portefeuille d’investissement. Cet examen régulier s’appuie sur les normes internationales du Pacte mondial des Nations unies, qui couvrent la protection des droits de l’homme, la sécurité environnementale, les droits du travail et la lutte contre la corruption, ainsi que sur les Principes directeurs de l’OCDE à l’intention des entreprises multinationales. L’une des principales restrictions imposées au Fonds est l’interdiction absolue d’investir dans des entités commerciales qui fabriquent ou commercialisent des types d’armes interdites. Le Conseil d’administration réexamine chaque année cette liste restreinte, en y ajoutant ou en en retirant des entreprises selon les besoins. Ces critères stricts s’appliquent aussi bien aux investissements directs qu’aux trois compartiments distincts dédiés aux projets immobiliers et d’infrastructure.





