L'indexation des salaires a été reportée à 2027

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L'Office statistique du Luxembourg (Statec) a revu ses prévisions concernant le calendrier de la prochaine indexation salariale automatique. Alors qu'on supposait auparavant que la prochaine indexation pourrait être appliquée au troisième trimestre de cette année, à la suite de la hausse de juin, ce scénario est désormais jugé peu probable. Dans le scénario de référence et le scénario de faible inflation, la prochaine indexation n’est pas attendue avant au moins le troisième trimestre 2027. La seule exception concerne le scénario d’inflation élevée, qui table sur une escalade du conflit au Moyen-Orient : dans ce cas, une augmentation serait possible au quatrième trimestre 2026, suivie d’une nouvelle augmentation au troisième trimestre 2027.
Ce retard s'explique par la stabilisation de l'inflation annuelle, qui s'est maintenue à 2,2 % en juillet. Par rapport à juin, les prix de l'énergie ont baissé de 0,4 %, même s'ils restent supérieurs de 7,1 % à ceux de juillet de l'année dernière. Les mesures prévues par l’accord tripartite ont joué un rôle clé, entraînant une baisse du coût du diesel et de l’essence de cinq centimes par litre. En conséquence, les prix des carburants ont baissé de 1,4 % au cours du mois, alors que sans l’intervention du gouvernement, ils auraient augmenté de 1,5 %. Les soldes d’été traditionnels ont exercé une pression déflationniste supplémentaire, faisant baisser le coût des produits manufacturés non alimentaires de 2,8 % (les vêtements et les chaussures ayant notamment enregistré une baisse de 14,3 %). Dans le même temps, les prix des denrées alimentaires ont augmenté de 0,3 % au cours du mois.
Compte tenu des tendances actuelles, Statec a revu à la baisse ses prévisions d’inflation pour 2026, les ramenant de 2,5 % en mai à 1,8 %. En 2027, le taux devrait remonter à 2,1 %, en partie en raison de l’expiration, le 31 décembre, du programme de soutien du gouvernement (Resilienzpak). Cela entraînera une hausse technique de l’indice en janvier 2027. Les économistes mettent toutefois en garde contre certains risques. Outre les tensions géopolitiques, qui pourraient entraîner une hausse des cours du Brent et perturber les chaînes d’approvisionnement, le phénomène climatique El Niño constitue également une menace. Selon les prévisions des organisations météorologiques internationales, son intensité devrait s’accentuer d’ici la fin de l’année, ce qui pourrait entraîner une hausse des prix des matières premières agricoles, en particulier des cultures tropicales.





