Au Luxembourg, les étudiants sont confrontés à une pénurie de logements

Brooke Cagle, Unsplash
L’Association des associations étudiantes du Luxembourg (ACEL) a qualifié de « satisfaisante » la performance du gouvernement à mi-mandat. Selon le président de l’organisation, Mattis Noël, le niveau d’approbation des initiatives des autorités varie selon les domaines. La pénurie de logements reste le problème le plus urgent. Une récente enquête, à laquelle ont participé plus de 300 étudiants de l’Université du Luxembourg, a révélé d’importantes difficultés à trouver un logement. Dans ce contexte, l’ACEL réclame la construction de 1 600 nouvelles places de logement étudiant d’ici 2030. Par ailleurs, le syndicat souligne que les projets doivent être approuvés d’ici 2028 afin que leur mise en œuvre reste sous la responsabilité du gouvernement actuel et ne soit pas reportée au prochain gouvernement.
Parallèlement, l'association met en avant les obstacles systémiques posés par les collectivités locales : en raison des divergences entre les réglementations d'urbanisme, certaines d'entre elles entravent les initiatives des promoteurs immobiliers. Pour remédier à ce problème, l’ACEL demande l’adoption, d’ici 2028, d’une loi nationale sur le logement étudiant établissant des normes de construction uniformes à l’échelle du pays, et s’est déclarée disposée à participer à son élaboration. Outre la question du logement, l’accessibilité des transports fait également l’objet de critiques. La gratuité des transports en commun ne répond pas aux besoins de tous les étudiants en raison de la longueur des trajets et de correspondances peu pratiques. Comme alternative, les étudiants proposent de mettre en place des services de transport flexibles et à la demande dans les zones rurales et d’augmenter le nombre de parkings relais.
Par ailleurs, l’ACEL a fait part de ses inquiétudes quant à l’avancement de la révision de la législation relative aux stages professionnels. Malgré l’introduction d’une obligation de rémunération pour les stages d’une durée supérieure à quatre semaines, de nombreux employeurs et étudiants ignorent encore ces nouvelles règles. La situation est aggravée par la confusion qui règne autour du versement des bourses : comme la charge financière repose sur le ministère plutôt que sur l’entreprise d’accueil, les étudiants passent souvent à côté d’opportunités professionnelles. On a également constaté des cas de calcul erroné des cotisations sociales, les stagiaires étant tenus de verser des cotisations calculées sur la base du salaire minimum intégral, même si leurs revenus réels sont nettement inférieurs.
Contrairement à la situation concernant les stages, la réforme du système d’aide financière aux étudiants (AideFi) a été largement saluée. Les représentants de l’ACEL ont souligné qu’ils avaient été associés à l’élaboration de ces changements dès le début. Parmi les principales avancées de cette réforme figurent une baisse des taux d’intérêt sur les prêts étudiants, une augmentation des bourses de mobilité et l’octroi d’une aide financière aux étudiants à temps partiel. L’organisation considère ces mesures comme des progrès concrets dans la défense des intérêts des étudiants.





