La fin de l'ère des examens écrits approche au Luxembourg

Vitaly Gariev, Unsplash
Le syndicat des enseignants luxembourgeois (APESS) a présenté les résultats d'un audit qui annonce une transformation radicale du système scolaire. Selon les experts, le développement rapide des technologies d'intelligence artificielle rend les devoirs écrits traditionnels inutiles, car il devient pratiquement impossible de faire la distinction entre les connaissances d'un élève et les réponses générées par un algorithme. « Nous voulons évaluer l'élève, pas le réseau neuronal », souligne Gilles Everling, président de l'association.
Le problème de l'intégrité des examens est devenu une question technique que les enseignants ne peuvent plus traiter seuls :
Gadgets invisibles
Obstacles juridiques
Risque rationnel
Comme solution, le syndicat propose de réviser le format même de l'évaluation. Au lieu de nombreux tests écrits, dont les résultats peuvent être falsifiés, il est proposé d'introduire des examens oraux approfondis. Une caractéristique distinctive de cette nouvelle approche devrait être la technique de « l'interruption » : l'enseignant devrait interrompre l'élève et lui poser des questions de clarification pendant sa réponse. Ce format perturbe les algorithmes d'IA et permet à l'enseignant de s'assurer que l'élève comprend réellement le concept et ne se contente pas de reproduire le texte généré.
Le ministère luxembourgeois de l'Éducation s'abstient pour l'instant de toute déclaration publique, ayant prévu une réunion à huis clos avec les représentants de l'APESS lundi prochain afin de discuter de la crise actuelle.





