Les habitants réclament que les chasseurs de chiens soient sanctionnés

Josh Hild, Unsplash
Isabelle Mulcahy, une habitante de Luxembourg, a lancé une campagne publique à la suite du décès de son chien, Snoop. Selon la propriétaire, il y a trois ans, alors qu’il se promenait dans un parc du quartier, le chien a ingéré de la mort-aux-rats. Bien que l’animal ait pu être sauvé à l’époque, le vétérinaire a confirmé que l’accident vasculaire cérébral qui a suivi, et qui a été la cause directe du décès de l’animal, était la conséquence de cet empoisonnement. D'après les informations recueillies par Mme Mulcahy, trois autres chiens sont morts de la même manière dans la région. La propriétaire est convaincue que ces substances dangereuses sont délibérément déposées là par des personnes qui n'aiment pas les animaux de compagnie.
À la suite de cet incident, la partie lésée a déposé une requête officielle demandant une révision en profondeur du cadre réglementaire. L'auteur du document insiste sur la mise en place d'un service communautaire obligatoire, notamment dans des refuges pour animaux ou des associations de protection des animaux, pour les personnes qui laissent traîner des substances toxiques par négligence, par irresponsabilité ou dans l'intention délibérée de causer du tort. En outre, cette initiative législative prévoit que les contrevenants soient tenus d'assumer l'intégralité des frais vétérinaires et des coûts liés au traitement à long terme des animaux de compagnie touchés.
La pétition a actuellement recueilli environ 1 200 signatures ; toutefois, pour que le document puisse être soumis à un débat officiel à la Chambre des députés, il doit atteindre le seuil de 5 500 signatures. Par ailleurs, l'article 541 actuel du Code pénal luxembourgeois relatif à la protection des animaux prévoit une peine d'emprisonnement de 15 jours à trois mois et une amende de 500 à 2 000 euros pour le fait de tuer délibérément ou de causer des blessures graves à un animal appartenant à autrui. Les militants espèrent néanmoins que des sanctions plus sévères auront un effet dissuasif et dissuaderont les auteurs potentiels de tels actes.





