Des militants proposent de recourir aux tests ADN pour lutter contre les déjections canines

Josh Hild, Unsplash
Une initiative citoyenne a été lancée au Luxembourg, proposant une approche radicale pour lutter contre les déchets sauvages. La pétition, ouverte aux signatures jusqu'au 9 mai, demande la création d'une base de données nationale contenant l'ADN de tous les chiens enregistrés dans le pays. L'objectif de ce projet est de garantir que les propriétaires qui ne respectent pas les règles relatives au ramassage des déjections de leurs animaux de compagnie dans les lieux publics soient inévitablement sanctionnés.
L'auteur de la pétition, Philippe Bernard, propose d'intégrer le prélèvement obligatoire d'échantillons d'ADN dans la procédure d'enregistrement des animaux de compagnie. Si des excréments sont trouvés sur un trottoir ou dans un parc, les autorités locales pourront prélever un échantillon à des fins d'analyse et le comparer à une base de données. Cela leur permettra d'identifier le propriétaire avec certitude et de lui infliger une amende sur la base de preuves biologiques irréfutables.
À l'heure actuelle, la plupart des communes du pays ont déjà adopté des règlements interdisant le dépôt de déchets d'origine animale sur la voie publique. Au Luxembourg, par exemple, une amende comprise entre 25 et 250 euros est infligée en cas d'infraction. Afin de préserver la propreté, les autorités municipales prennent les mesures suivantes :
- La création de 18 zones réservées à la promenade des chiens, qui sont nettoyées régulièrement.
- Installation de 400 distributeurs proposant des sacs poubelles gratuits dans toute la capitale.
Malgré l'existence d'infrastructures et de mesures répressives, Bernard constate que le problème persiste. Selon lui, seul un système d'identification par l'ADN — qui a fait ses preuves dans plusieurs villes à l'étranger — est capable de faire respecter les règles par les citadins. Pour que cette initiative soit soumise au débat public à la Chambre des députés, l'auteur doit recueillir 5 500 signatures.





