Syvicol contre les nouvelles normes éthiques

Andrej Lišakov, Unsplash
L'Association des villes et communes du Luxembourg (Syvicol) a vivement critiqué le projet de modification de la législation communale préparé par le ministère de l'Intérieur. Le principal point de discorde concernait le nouveau code de déontologie des élus locaux. Bien que Syvicol ait elle-même plaidé auparavant en faveur d'une systématisation des règles de conduite, la version actuelle du document a été qualifiée d'« excessive » et d'« intrusive ».
Le président de Syvicol, Emile Eicher, a souligné que les normes éthiques applicables aux conseillers municipaux devaient être harmonisées avec les règles de la Chambre des députés, mais ne devaient pas être plus strictes que celles-ci. L'obligation de déclarer son appartenance à des associations et à des organisations publiques a suscité un mécontentement particulier. Selon la commission, une telle transparence est excessive, car la participation à la vie des communautés locales relève de la vie privée des citoyens et n'est pas soumise à une obligation de déclaration, même pour les parlementaires nationaux.
La question des cadeaux a également été abordée. Le projet de loi propose de fixer une limite de 150 €, ce que Syvicol juge acceptable. Cependant, l'aspect bureaucratique a suscité la controverse :
- Ils veulent obliger les députés à tenir un registre indiquant le donateur, la date de livraison et la valeur estimée de chaque article.
- Emile Eicher a fait remarquer que les cadeaux traditionnels tels que les bouquets de fleurs ou les bouteilles de vin luxembourgeois ont manifestement une valeur inférieure au seuil fixé, et que l'obligation de les consigner dans des listes semble absurde.
- L'association insiste sur le fait que la déclaration ne devrait être exigée que dans les rares cas où la valeur du cadeau dépasse clairement la limite, ce qui oblige le fonctionnaire à faire preuve d'une plus grande prudence.
Malgré les critiques formulées à l'égard de la composante éthique, Syvicol a exprimé son soutien total à une autre partie de l'initiative gouvernementale, à savoir la prolongation de la durée du congé politique. Ce changement permettra aux représentants municipaux de consacrer plus de temps à leurs activités publiques sans compromettre leur travail principal, ce qui correspond aux revendications de longue date de l'association.





