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Le Luxembourg débat à nouveau d'une taxe sur le sucre

Dernière mise à jour
19.02.26
Sugar tax in Luxembourg

Curated Lifestyle, Unsplash

Au Luxembourg, le débat sur la taxation du sucre dans les boissons gazeuses fait rage. Après que la Cour des comptes a suggéré en novembre d'étudier cette question afin de réduire la dépendance budgétaire vis-à-vis des recettes provenant du tabac, l'association de patients Patiente Vertriedung s'est à nouveau ralliée à cette idée. L'organisation, qui représente les intérêts des patients au Grand-Duché, a réitéré son appel en faveur d'une taxe sur le sucre dans les boissons gazeuses et les jus de fruits.

La raison en était des données alarmantes sur la santé des enfants et des adolescents. Selon l'association, un enfant sur cinq âgé de 11 à 12 ans est en surpoids et un sur trois souffre de caries dentaires non traitées. Chez les garçons, la proportion de ceux qui sont en surpoids ou obèses est passée de 15 % en 2014 à 22 % en 2022, et chez les filles, de 11 % à 16 %. Ces chiffres reflètent une tendance constante, que l'organisation lie directement à une consommation excessive de sucre.

Auparavant, l'Observatoire de la santé avait souligné qu'une taxe sur le sucre pouvait s'inscrire dans une stratégie plus large de prévention des maladies chroniques telles que le diabète, les maladies cardiovasculaires et l'obésité. Patiente Vertriedung insiste sur le fait que la prévention n'est pas une question de discipline personnelle, mais relève de la responsabilité collective et politique.

Les partisans de cette taxe soulignent que son objectif n'est pas d'alourdir la charge fiscale pesant sur les consommateurs, mais d'encourager les fabricants à réduire la teneur en sucre des boissons. Ils citent en exemple l'expérience du Royaume-Uni, où une mesure similaire est déjà en vigueur. Selon les données citées par l'association, en mars 2019, le ménage britannique moyen consommait 30 grammes de sucre en moins par semaine, ce qui correspond à une réduction d'environ 10 %. En outre, on estime que l'introduction de la taxe a permis d'éviter environ 5 000 cas d'obésité et que le nombre d'extractions dentaires dues à des caries a diminué d'un quart.

Néanmoins, à l'été 2024, le gouvernement luxembourgeois a rejeté l'idée d'une taxe, préférant miser sur des campagnes d'information et de prévention. Patiente Vertriedung estime que ces mesures sont justifiées, mais insuffisantes.

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19.02.26

Les sources des photos utilisées: Mode de vie sélectionné, Unsplash

Auteurs: Alex Mort