Le gouvernement n'a pas l'intention de modifier la loi sur la maternité de substitution

Natalia Blauth, Unsplash
Le débat sur la maternité de substitution est de nouveau au cœur de l'actualité au Luxembourg, suite à des informations selon lesquelles Jens Spahn, un homme politique allemand membre de la CDU, et son mari seraient devenus parents grâce à cette procédure aux États-Unis. Alors que la maternité de substitution est totalement interdite en Allemagne voisine, le Luxembourg ne dispose actuellement d'aucun cadre juridique spécifique régissant cette pratique.
Au terme de plus de quarante réunions réparties sur trois ans, la Commission nationale d’éthique a publié un rapport détaillé de 80 pages sur les techniques de procréation médicalement assistée et la maternité de substitution. Cette question reste toutefois complexe pour les experts, qui n’ont pas réussi à parvenir à un consensus sur un certain nombre d’aspects clés. En particulier, une minorité de membres de la commission s'oppose à toute forme de maternité de substitution sur le territoire national, qu'elle soit altruiste ou commerciale. Par ailleurs, les avis d'une quinzaine de membres étaient partagés sur la question de l'insémination artificielle après le décès d'un partenaire, une pratique à laquelle plusieurs experts s'opposaient catégoriquement.
Malgré des divergences d’opinion en leur sein, les membres de la commission sont unanimes sur un point : le Luxembourg a un besoin urgent d’un cadre juridique clair en matière de procréation médicalement assistée. La ministre de la Justice, Élisabeth Margue, a toutefois confirmé que le gouvernement actuel n’avait, pour l’instant, pas l’intention de proposer de modifications législatives dans ce domaine. Dans le même temps, elle a souligné que l’intérêt supérieur de l’enfant devait toujours rester la priorité absolue. Selon la ministre, quelle que soit la manière dont les enfants viennent au monde, ils ne doivent faire l’objet d’aucune discrimination.
Il est clair, tant pour le gouvernement que pour la Commission nationale d'éthique, que l'intérêt supérieur de l'enfant doit être au cœur de toute réflexion et constituer le principe directeur lors du recours aux nouvelles technologies de procréation assistée.





