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Le Luxembourg offre le télétravail, la France demande de l'argent

Dernière mise à jour
05.01.26
Remote work in Luxembourg

Chris Montgomery, Unsplash

Après une réunion bilatérale tendue entre la France et le Luxembourg (CIG France-Luxembourg), où la question du télétravail a été une fois de plus au centre de l'attention, il est apparu clairement qu'il n'y a toujours pas de compromis entre les deux pays. La question est particulièrement pertinente pour les dizaines de milliers de travailleurs frontaliers français qui traversent chaque jour la frontière luxembourgeoise. Malgré la déception causée par l'absence d'accords concrets, les négociations se poursuivent, avec des chiffres concrets.

Comme l'a confirmé le ministre des finances Gilles Roth, le Luxembourg est prêt à relever le seuil autorisé pour le travail à distance des travailleurs frontaliers français à 25 % des heures de travail, ce qui équivaut à 1,25 jour par semaine ou à environ 58 jours de travail par an. Le seuil fiscal est actuellement limité à 34 jours par an pour les Français, les Allemands et les Belges.

Toutefois, la France a proposé un objectif plus ambitieux de 40 %. Le Luxembourg n'est pas encore favorable à cette approche, et ce pour des raisons financières.

La France demande une compensation financière pour la perte d'une partie de ses impôts, car plus de travail à distance signifie moins de jours d'impôts payés au Luxembourg. Mais Gilles Roth a déclaré sans ambages que le gouvernement du Grand-Duché est opposé aux compensations automatiques annuelles et propose une alternative : le développement conjoint de projets transfrontaliers, qu'il s'agisse d'infrastructures de transport, d'hôpitaux ou d'établissements d'enseignement. Ces projets devraient être égaux et acceptés par les deux parties, et c'est pour cela que le Luxembourg est prêt à allouer des fonds.

Jusqu'à présent, les négociations sont dans l'impasse : il n'y a pas de mécanisme approuvé ni de délais spécifiques. La France n'est pas prête à renoncer aux paiements en espèces et le Luxembourg n'est pas disposé à payer pour quelque chose qui pourrait être investi dans l'infrastructure mutuelle.

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Dernière mise à jour
05.01.26

Les sources des photos utilisées: Chris Montgomery, Unsplash

Auteurs: Alex Mort