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Les jeunes Luxembourgeois s'opposent à l'interdiction des réseaux sociaux

Dernière mise à jour
21.01.26
Social networks in Luxembourg

Adem AY, Unsplash

L'idée d'interdire l'accès aux réseaux sociaux aux adolescents de moins de 15-16 ans, actuellement débattue par les députés du Parlement luxembourgeois, a suscité de vives critiques de la part des personnes directement concernées. La Jugendrot (Conférence générale de la jeunesse du Luxembourg, CGJL) s'est officiellement prononcée contre cette initiative, la qualifiant de disproportionnée et d'efficacité douteuse.

Dans sa déclaration, l'organisation souligne qu'elle reconnaît les risques existants liés à l'utilisation des réseaux sociaux par les enfants et les adolescents et se félicite de l'attention accordée à cette question par les autorités luxembourgeoises et européennes. Cependant, selon Jugendrot, une interdiction générale d'accès aux plateformes jusqu'à un certain âge ne résout pas le problème de manière systématique. De plus, le CGJL souligne l'absence de consensus scientifique clair confirmant que de telles restrictions améliorent réellement la sécurité et le bien-être des jeunes utilisateurs.

L'un des principaux arguments contre l'interdiction est le risque qu'elle soit contournée. L'organisation de jeunesse craint qu'une proportion importante d'adolescents ne cherche simplement d'autres moyens d'accéder aux services numériques ou ne se tourne vers des espaces en ligne moins réglementés, voire totalement non réglementés. Selon leur évaluation, un tel scénario pourrait avoir l'effet inverse, à savoir augmenter la vulnérabilité et les risques au lieu de les réduire.

Comme alternative, Jugendrot propose de réorienter la politique vers un renforcement de la réglementation des plateformes elles-mêmes, ainsi que vers le développement de la culture numérique et médiatique chez les jeunes utilisateurs. La nécessité d'une approche paneuropéenne est soulignée séparément afin d'éviter la fragmentation des règles et l'inefficacité des solutions nationales dans un environnement numérique transfrontalier.

Cependant, la thèse centrale de la déclaration est de nature politique plutôt que technique. Le CGJL insiste : « Aucune décision concernant les jeunes ne devrait être prise sans leur participation directe. » Selon l'organisation, les adolescents et les jeunes devraient être impliqués dans l'élaboration, la mise en œuvre et l'évaluation des mesures qui affectent leurs pratiques numériques quotidiennes. Une telle implication est considérée comme une condition nécessaire pour créer des solutions réalistes, viables et durables qui seront non seulement adoptées officiellement, mais aussi réellement respectées.

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21.01.26

Les sources des photos utilisées: Adem AY, Unsplash

Auteurs: Alex Mort